Beth Potter (GBR) et Alistair Brownlee (GBR), de l'équipe HUUB, ont clôturé en beauté une année difficile lors de la Coupe du monde de Valence ce week-end. La quatrième et dernière épreuve de la Coupe du monde s'est déroulée dans les rues de Valence, où plusieurs des meilleurs athlètes mondiaux se sont affrontés sur la distance sprint.
Brownlee a montré des signes d'un retour à la forme que l'on attend du double champion olympique, s'inclinant de justesse face à l'actuel champion du monde Vincent Luis (FRA). De son côté, Beth Potter s'est détaché du peloton féminin pour remporter sa première victoire en Coupe du monde.
Hommes
Comme prévu, c’est Henri Schoeman (AFS), de l’équipe HUUB, qui a pris la tête dans l’eau. Il était talonné de près par Brownlee et Luis, ainsi que par son compatriote français Pierre Le Corre. À la sortie de la zone de transition, les quatre athlètes avaient creusé un écart suffisant pour parvenir à prendre une légère avance sur le peloton de poursuite dès les premiers kilomètres.
En tête du peloton, on retrouvait Kristian Blummenfelt (NOR) de l'équipe HUUB, accompagné de ses compatriotes Gustav Iden et Endre Espedal. Jelle Geens (BEL) se battait lui aussi avec acharnement pour rattraper les meneurs de tête et représentait une menace pour des athlètes tels que Brownlee et Luis.
Malgré une poursuite effrénée, les leaders ont réussi à conserver leur avance sur le circuit urbain de F1. Brownlee avait clairement un plan en tête alors qu’il menait la course. Le rythme s’est même avéré trop soutenu pour Schoeman, qui s’est retrouvé relégué dans le peloton de poursuite, ce qui témoigne de l’effort fourni par Brownlee (sachant que c’est Schoeman qui avait été le premier athlète masculin à mener une course de la WTS du début à la fin, en tenant à distance à lui seul un peloton d’athlètes internationaux).
Le trio est arrivé à la T2 avec un peu moins de 30 secondes d’avance, et il est rapidement apparu que la victoire se jouerait entre Brownlee et Luis, Le Corre ayant perdu du terrain. Les deux hommes sont restés au coude à coude jusqu’aux derniers mètres, avant que Luis ne s’échappe pour remporter sa quatrième victoire de 2020. Geens a une nouvelle fois signé le meilleur temps de la journée en course à pied, ce qui lui a permis de décrocher la dernière place sur le podium en rattrapant Le Corre à mi-parcours.
Femmes
Les femmes ont dû affronter des conditions météorologiques difficiles dès le départ de la course, et l’épreuve de natation s’est déroulée sous une pluie battante. La Brésilienne Ddjenyfer Arnold a imposé le rythme dès le début, mais la plupart des participantes la suivaient de près, notamment Melanie Santos (POR) et Beth Potter, toutes deux de l’équipe HUUB. Nicola Spirig (SUI), favorite avant la course et double médaillée olympique, était à la traîne, et il semblait au départ que les meneuses pourraient rapidement s'organiser pour empêcher l'athlète suisse de se mêler à la course, mais après un tour, elle s'est retrouvée en tête et a pris le contrôle de la course.
Au cours de la dernière décennie, Spirig a été considérée comme l'une des cyclistes les plus redoutables de la discipline, voire la plus redoutable ; il était donc évident que la tenir à distance allait être un véritable défi. Malgré plusieurs attaques, elle n'a pas réussi à se détacher, et un groupe de 20 athlètes est arrivé ensemble à la zone de transition.
Bien que Potter ait entamé la course à pied en queue de peloton, elle s’est rapidement frayé un chemin jusqu’en tête et a commencé à accélérer le rythme. Parmi les sept athlètes de ce petit groupe, ce sont Spirig et la jeune Allemande Lisa Tersch (GER) qui ont représenté la plus grande menace et qui ont été les dernières à se faire distancer. Potter a réalisé un temps de 16 min 45 s à la course à pied pour remporter sa première victoire en Coupe du monde, tandis que Spirig s’est imposée au sprint face à Tersch. Un sprint qui lui avait valu sa célèbre médaille d'or olympique en 2012.