
Le sommeil est un sujet qui concerne tout le monde. Le responsable du cyclisme chez HUUB (qui est également entraîneur d’endurance, analyste de la performance et ancien cycliste) nous explique l’importance du sommeil pour la performance, la santé et le bien-être.
Le sommeil est l’une des fonctions les plus importantes pour un athlète. Avant même de se pencher sur les gains marginaux, les nouvelles boissons énergisantes et les potions détox « miracles », la priorité absolue doit être accordée à la qualité et à la durée de votre sommeil.
Pour une personne lambda, cela devrait correspondre à une durée comprise entre sept heures et demie et huit heures et demie, ce qui permet d’effectuer cinq cycles de sommeil complets de 90 minutes, cette durée pouvant idéalement passer à six cycles si vous suivez un programme d’entraînement intensif ou si vous vous préparez à une compétition importante. Réduire son sommeil à moins de six heures par nuit entraîne des effets secondaires graves : le risque de maladie ou d’infection augmente, la productivité diminue et même le risque d’être impliqué dans un accident de la route s’accroît.
Le meilleur test scientifique annuel dont nous disposons pour démontrer l'importance du sommeil est le changement d'heure. On observe une augmentation de 24 % des crises cardiaques le lendemain d'une perte d'une heure de sommeil, tandis que le lendemain du passage à l'heure d'hiver, qui nous offre une heure de sommeil supplémentaire, le nombre de crises cardiaques diminue de 21 %.
Maintenant que nous connaissons l'importance du sommeil, que pouvons-nous faire pour l'améliorer ?
ROUTINE
Adoptez une routine de sommeil régulière : couchez-vous et levez-vous à la même heure autant que possible ; si vous devez modifier ces horaires, faites-le progressivement.
PAS DE TÉLÉPHONES AVANT D'ALLER SE COUCHER
Essayez de limiter votre exposition à la lumière blanche avant d'aller vous coucher, mettez votre téléphone en mode « Ne pas déranger » et ne vous en occupez plus ; si vous continuez à consulter vos messages et vos e-mails, la tentation de rester sur votre téléphone sera trop forte.
PAS DE CAFÉINE AVANT DE SE COUCHER
La caféine a une demi-vie de 5 à 6 heures… Cela signifie que si vous buvez un café fort à 18 h, la moitié de cette caféine se trouve encore dans votre organisme à 23 h, au moment où vous devriez vous endormir. Dans la mesure du possible, il serait judicieux de ne plus en consommer entre 14 h et 15 h.
TEMPÉRATURE
Veillez à ce que votre chambre reste fraîche : une température comprise entre 18 et 19 degrés est recommandée.
ÉCLAIRAGE
Évitez toute source de lumière gênante provenant des téléviseurs, des radios ou d'autres appareils électroniques présents dans la pièce ; ceux-ci peuvent généralement être facilement masqués.
ALCOOL
N'utilisez pas un dernier verre avant de vous coucher pour vous aider à dormir : même s'il peut vous aider à vous endormir, l'alcool réduit la durée de votre sommeil paradoxal, qui constitue une partie essentielle du cycle du sommeil. C'est d'ailleurs si essentiel qu'une étude assez sinistre a été menée sur des rats : on a constaté que ceux-ci mouraient plus tôt lorsqu'ils étaient privés de sommeil paradoxal que lorsqu'ils étaient privés de nourriture !
ENFIN...
Enfin, il faut savoir qu’on ne peut pas « rattraper » son sommeil : ce n’est pas quelque chose que l’on peut « mettre en réserve ». Ainsi, même si vous réduisez vos heures de sommeil toute la semaine pour faire la grasse matinée le week-end, vous vous exposez toujours aux effets négatifs liés au manque de sommeil. Il vaut toujours mieux rattraper un peu de sommeil, mais ne croyez pas qu’en dormant en moyenne 7,5 heures, y compris en faisant quelques grasse matinées, vous échapperez à toutes les conséquences négatives du manque de sommeil.